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La Société des Amateurs de Dogues de Bordeaux

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31 janvier 2012
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La Kératodermie Naso-Plantaire

Recherches des causes génétiques de la Kératodermie Naso-Plantaire (KNP) du Dogue de Bordeaux

A la demande de la Société des Amateurs de Dogues de Bordeaux, un groupe de travail sur la Kératodermie Naso Plantaire (KNP) du Dogue de Bordeaux s’est constitué au mois de Novembre 2004.

Cette maladie appelée Hyperkératose Naso-Plantaire (HPK) ou encore Hyperkératose Palmo-Plantaire (Footpad hyperkeratosis en anglais) devrait être, selon le Docteur éric GUAGUERE, renommée Kératodermie Naso-Plantaire (KNP).

En effet, les signes cliniques en sont l’hyperkératinisation des coussinets (le plus souvent quadripodale) et parfois de la truffe.

L’âge d’apparition entre 4 et 9 mois (un chien sans symptôme après un an peut être considéré sain).
l
e traitement est symptomatique, il consiste à couper les excès de cornes exubérantes. La maladie est invalidante pour les jeunes, et s’améliore légèrement avec l’âge.

Certains sujets sont atteints uniquement au niveau de la truffe, il s’agit très probablement d’une forme discrète de la maladie. Il serait très intéressant pour la recherche de se pencher sur ces cas.

Cette affection touche particulièrement le Dogue de Bordeaux, et très probablement de façon héréditaire, une autre race, l’Irish Terrier. Le nombre de Dogue de Bordeaux atteints peut être estimé à une cinquantaine, soit presque 1% de la population actuelle, ce qui porterait le nombre de chiens porteurs sains de 10% à 20% (dans le cas d’une maladie autosomale récessive). Compte tenu de la popularité croissante de la race (600 inscriptions en 2001 et 2002 et 841 en 2003 et 909 en 2004 !), de l’utilisation parfois massive de certains étalons et du recours fréquent à la consanguinité, ces taux risquent de s’accroître rapidement.

Ainsi, dans le but de mieux définir cette maladie sur le plan clinique, de déterminer précisément son mode de transmission ainsi que le ou les gène(s) en cause et la (ou les) mutation(s) génétique(s), un programme de recherche se met en place autour du Club, entre les Drs éric GUAGUèRE et Emmanuel BENSIGNOR, vétérinaires spécialistes en dermatologie, le Dr Catherine ANDRé, Chercheur en génétique canine au CNRS de Rennes et le Dr Guillaume QUENEY du Laboratoire ANTAGENE à Lyon.

Le but de ces recherches est la mise au point d’un test génétique de dépistage par la méthode PCR (« Polymerase Chain Reaction » méthode qui permet d’augmenter le nombre de copies d’une région donnée de l’ADN) ; ce qui permettra, ultérieurement par une simple prise de sang, de déterminer si les chiens sont « sains », « porteurs » ou « atteints ». En effet, la mise à disposition de tests génétiques de dépistage précoce de la maladie permettrait de diminuer l’incidence de la maladie, par exemple par le test systématique des géniteurs, afin d’éviter les accouplements qui produiraient des chiens malades et pour, à terme, éliminer cette affection génétique du cheptel. Cette maladie existe aussi chez l’homme, ainsi les résultats de ces études génétiques menées chez le chien pourront être transférables en médecine humaine pour rechercher si les mêmes gènes sont impliqués chez l’homme et le chien dans ce type de maladie dermatologique et pour tenter de mieux appréhender les mécanismes de la maladie.

Si vous êtes le producteur ou le propriétaire d’un Dogue atteint par cette affection de la truffe ou des coussinets, n’hésitez pas à contacter Sylviane TOMPOUSKY qui vous fera parvenir un kit de prélèvement . Si vous connaissez un autre Dogue atteint par cette affection, n’hésitez pas à informer son propriétaire du lancement de notre programme de recherche.

Dr Catherine ANDRé - CNRS

Dr Guillaume QUENEY - ANTAGENE

Sylviane TOMPOUSKY – SADB

Le lien pour plus d’information

PS / Nous rappelons que ce travail de recherche est mené en totale confidentialité

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